L'INSTITUT

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Mot du Président

   Pr. Christian Sina Diatta

           L’institut International des Sciences et de Technologie, IIST, est né dans le courant d’idées des dernières années du 20e siècle. Rappelons qu’au seuil de ce siècle, les inventions se sont multipliées en mathématiques, en physique, en chimie et en biologie sans que l’Afrique en ait eu la pleine jouissance par sa contribution locale. Elle y a certes participé mais sous d’autres cieux par des chercheurs migrants. Ce progrès des sciences est qualifié dès lors comme le « Progrès de la Civilisation », souvent confondue avec l’histoire européenne et américaine. Il a connu un bond sans précédent avec la genèse de la relativité, de la mécanique quantique, des sciences et techniques nucléaires.

« Imaginer et construire l’Afrique de demain », était dès lors un défi pour les Etats africains nouvellement admis à la souveraineté internationale.

        L’Afrique jauge son retard. Elle se classe par rapport aux pays avancés en sciences et technologie. Son option de faire de la formation scientifique et technique et de la recherche scientifique des priorités continentales est franche et irréversible. Le potentiel économique des pays africains appelle un appui institutionnel, académique de l’Afrique pour l’avènement d’une ère de prospérité en son sein.

        Les nations Unies l’ont compris. Les conférences CASTAFRICA I et II ,organisées par l’UNESCO, ont dressé un plan de développement scientifique et technique pour l’Afrique. Les Nations Unies ont également initié le Réseau Africain d’Institutions en Scientifiques et Techniques, le RAIST (UNSECO ONG créée en 1980). Par ailleurs, l’Agence Internationale de énergie Atomique, AIEA, a créé à Trieste, Italie, le Centre International de Physique Théorique (ICTP ou Centre International de Physique Théorique Abdus Salam, 1964),  sur une idée du Professeur, prix Nobel de physique Abdus Salam du Pakistan, en vue de soutenir la recherche scientifique et les chercheurs des pays en voie de développement. L’ Afrique en a fait un tremplin pour ses chercheurs, ses groupes de recherche et ses universités par voies d’affiliations et de statuts d’associés.

        L’opportunité de ces initiatives se justifie en partie par la croissance spectaculaire du nombre d’établissements d’enseignement supérieur et de la population universitaire, de l’ordre de 9% par an, en Afrique, la plus forte au monde. Malgré ces efforts, la dynamique globale de la population amortit gravement le Progrès sur le Continent. De nombreux étudiants, des chercheurs brillants amorcent et perpétuent, faute de laboratoires d’accueils de classe internationale, d’emplois satisfaisants, la fuite des cerveaux ou transfert inverse de technologie vers les pays développés. C’est une hémorragie aux incidences économiques non négligeables qui ne s’est jamais arrêtée. Pourtant, elle doit être gérée au mieux pour le développement de l’Afrique.

        La création d’instituts et d’universités de niveau international, assortie de partenariats avec des structures homologues des pays avancés en sciences et techniques, comme la  création de groupes de recherche actifs et de renommée internationale, est l’une des réponses à ce défi moderne. La symétrie dans les échanges scientifiques intéresse les pays en développement mais également les pays développés qui en tirent des avantages économiques indéniables. La délocalisation des entreprises, la réduction des échecs universitaires chez les étudiants migrants, la mondialisation, la globalisation du développement et de la communication, intéressent tout autant les pays en développement que les pays développés. Institut International des Sciences et de Technologie a été créé pour remplir cette mission d’échanges équitables et de promotion des sciences et techniques en Afrique pour le développement socio économique du Continent.

        Pour avoir suivi un itinéraire fermé « Afrique–Europe-Afrique », le fondateur de l’Institut s’est inspiré de l’expérience vécue par divers compatriotes africains et de la réalité des universités européennes non sans y inclure l’examen d’autres contextes internationaux : USA, Asie.

        Les premiers dossiers de l’ IIST ont été élaborés par le Professeur Christian Sina DIATTA en 2002. Il s’agissait de créer une structure académique pluridisciplinaire et flexible c’est à dire adaptable avec le moins d’inertie possible aux exigences du Progrès et affranchie autant que possible des lenteurs administratives établissements du secteur public.